Numéro 176– avril 2007
Musique et quartier des musiciens
Découvrir l'attachement des Niçois pour l'art musical au prisme de ce quartier de la capitale azuréenne dit "quartier des musiciens"... voici ce que le Sourgentin vous propose dans ce numéro 176.
>> Mùsica e quartié dei musicant

Es aquì un titre que souona quauqu esclarcissamen. Lou plus simple per li arribà es de revelà li intencioun definidi da la Direcioun de la Redacioun li fes que s’es acampada. Per nautre lou proujet era de moustrà l’atacamen, de fes l’afougamen dei Nissart per l’art muiscal que si soun manifestat jà à l’Age Mejan (li pintura de Brea n’en pouorton testimouniança), e que la plus recenta prova n’es l’inauguracioun dòu Counservatori Naciounal de Regioun qu’a fach si recampà la grande foga.
Faguent una chausida voulountara e una pauva au cours dei sècoulou, lou quartié dei musicant escrièu sus li sieu placa de carrièra lu noum qu’an ilustrat un periodou fertil tra toui, aqueu dòu XIXe sècoulou e lou coumençamen dòu XXe, que la foga s’acaurava en lou nouostre Opera, au coumençamen Téatre Royal, devengut Teatre Imperial pi Teatre Municipal, bel isemple de fidelità maugrà lu cambiamen de regime e meme de naciounalità.
Intrant en aqueu quartié, noun poudiavan esquivà de si pauvà de questioun sus li chausida dei coumissioun dei noum de carrièra, tant douminon lu noum ounourat de musicant italian e frances. Noun poudiavan estaire indiferent à l’arquitetura dei luèc, ni à la sieu istoria. Ensinda lou Palai dei Festa fouguet lou testimoni d’evenimen divers, e certen oste fougueron lou teatre de sèna doulourouhi soubretout en lou periodou dei oucupacioun italiana, pi alemanda. Aven finda desirat fa plaça à l’anedota que lu letour n’en soun groumant, basta que li sigue respet de la verità istourica.
Li limita dei nouostre estudi n’an menat à tratà que de la mùsica classica, e aven reservat per un autre Sourgentin « la mùsica poupulara» qu’es naissuda e que naisse en Vielha Vila, en lu quartié dei bourgada, sus li nouostri couola, campagna e mountagna.
Raoul NATHIEZ
Musique et quartier des musiciens
Voilà un titre qui demande pour le moins quelques précisions. Le plus simple pour cela est de révéler les intentions définies par la Direction de Rédaction lors de ses réunions.
Pour nous, il s’est agi de montrer l’attachement, parfois l’engouement des Niçois pour l’art musical qui se sont manifestés dès le Moyen-Age, (l’oeuvre picturale de Brea en porte témoignage), dont l’aboutissement est l’inauguration récente du Conservatoire National de Région qui a attiré la grande foule.
Faisant un choix délibéré et une halte au cours des siècles, le quartier des musiciens inscrit sur ses plaques de rues des noms qui ont illustré une période particulièrement féconde, celle du XIXe siècle et les débuts du XXe, où la foule se pressait dans notre Opéra, tour à tour Théâtre Royal, puis Impérial, enfin Municipal, bel exemple de fidélité en dépit des changements de régime et même de nationalité.
Pénétrant dans ce quartier, nous ne pouvions manquer de nous interroger sur les choix des commissions des noms de rue, tant dominent les noms honorés de musiciens italiens ou français. Nous ne pouvions, non plus, demeurer indifférents à l’architecture des lieux, ni à leur histoire dont le Palais des Fêtes fut le témoin d’événements très divers, dont certains hôtels furent le théâtre de scènes douloureuses durant la période des occupations italienne puis allemande. Nous avons aussi souhaité faire place à l’anecdote dont tout lecteur est friand pourvu que la vérité historique soit respectée.
Les limites de nos études nous ont bien entendu amenés à ne traiter que de musique classique, réservant pour un prochain Sourgentin «la musique populaire» dont l’aire de naissance se situe en notre Vieille Ville, sur nos quartiers périphériques, sur nos collines, nos campagnes et nos montagnes.
Au sommaire du numéro 176
1. Mùsica e quartié dei musicant, Raoul NATHIEZ
4. Une expression architecturale subtile, Michel STEVE
7. Lou can que canta, Jacques DALMASSO
8. 18 avenue Auber, Raoul NATHIEZ
9. Quelques notes de musique, Gérard CHANUT
10. Le Palais des Fêtes, Roger ROCCA
11. Des corridas à Nice, communiqué par Claude MAURON
12. Les hôtels durant la Seconde Guerre Mondiale, Jean-Louis PANICACCI
14. Cinémas Escurial et Rex, Jo GASPARETTI, Raoul NATHIEZ
15. Petites notes de musique, Gérard CHANUT
16. Peintres niçois d’instruments de musique au Moyen-Age, Luc THEVENON
19. Pierre Cochereau ; Maurice Jaubert, Gé ALBARELLI
20. Des musiciens honorés, Raoul NATHIEZ
23. Armas Launis, Robert BISTOLFI
24. Musée de la musique au palais Lascaris, Musée LASCARIS
25. Des instruments curieux, Gérard CHANUT
25. Quelques notes de musique, Gérard CHANUT
26. Nietzsche, Alex BENVENUTO
28. L’opéra de Nice, Etude de Jean-François LAUGERI
30. Conservatoire National de Région, Gé ALBARELLI
31. Joseph Kosma, Gé ALBARELLI
32. Plongée dans la grande mêlée, Gé ALBARELLI
35. Pourquoi tout le monde n’habite-t-il pas ici, J.-M. BESSI
36. Coup de cœur, coup de colère, Jean-Michel BESSI
37. Patrimoine culturel européen, Gé ALBARELLI
38. La crota, Jacques DALMASSO
40. Le magazine du Sourgentin
40. Lou Sourgentin et vous
42. Caminada, de Jean-Louis MEYTRAL et Gé ALBARELLI : « Balade au refuge des Merveilles»
44. Belicre, de Christiane BAILET, Raoul NATHIEZ et Michèle ROSSO
46. Mastegada, par Raoul NATHIEZ : « Le temps des œufs »
47. Lu mots crosats, da Reinat TOSCANO l Batre-couòr, de Jean-Luc GAG : « De publicità… »
48. Locutions niçoises, de Roger GASIGLIA : « L’as pagat lou capèu ? »
50. Aigre-dous, de Raoul NATHIEZ
52. Villages d’ici, de Robert BISTOLFI : « Saint-Sauveur-sur-Tinée »
54. Pays gavouòt, de Pascal COLLETTA : « La mourro »
54. Expositions de Yolande BERTELETTI : « Nelly et Charles Bitbol »
56. Echos et Courrier, sélectionné par Raoul NATHIEZ. Garibaldi.
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