Numéro 191 – avril 2010

L'Avenue

Tout à la fois voie de liaison, d’accès, de promenade, voie festive, siège d’activités commerciales, financières, culturelles, voie de manifestations de joie ou de colère, voie historique enfin, celle qui est et demeure pour chaque Niçois « L’AVENUE » nous livre dans ce numéro 191 du Sourgentin tous ses secrets...

 

>> Editorial

j Lu Nissart si soun servit dòu mot « avenguda » en toui lu sieu sens. Si pensa en proumié au sens mouderne : « larga via urbana d’achès » ; e degun s’estouna de trouvà à Nissa una avenguda Malaussena, una avenguda de la California, una avenguda dòu Ray.

Ma, couma acapì qu’un mouloun de moudesti carrièra si dihon avenguda Laurent, avenguda Audiffret, avenguda Nouvelle, se noun s’emplega la definicioun proumièra : « camin dounant achès en un luèc » ? Una troisièma definicioun : « via menant à una prouprietà privada » justifica que sigue sounada avenguda aquela impassa Emmanuel Bridault que pilha en la carrièra Diderot !

Si fa qu’en aqueli avenguda, una a lou privilege de si destingà de touti li autri sensa que sigue da besoun de dounà lou sieu noum : es « L’AVENUE »,

l’avenguda per echelença dei Nissart, aquesta avenguda que cambiet quatre fes de noum en un pau mai d’un sècoulou e toujou sounada « L’AVENUE », maugrà qu’augue evouluat, passant de la founcioun essenciala d’aculhimen en lu proumié temp à la founcioun douminanta coumerciala d’ancuèi.

Pura, essent en meme temp via de ligamen, d’achès, de passejada, via de festa, sedi d’atività coumerciali, financièri, culturali, via de manifestacioun de gaudi o de revòuta, via istòrica en fin finala, es e resterà en lu nouostre couor « L’AVENUE ».

  «L’AVENUE »

Les Niçois ont utilisé le mot « avenue » dans toutes les acceptions du terme. On pense d’abord au sens moderne : « large voie urbaine d’accès » ; et l’on ne s’étonne pas de trouver à Nice une avenue Malausséna, une avenue de la Californie, une avenue du Ray. Mais, comment justifier l’appellation de ces innombrables et modestes artères telles que l’avenue Laurent, l’avenue Audiffret, l’avenue Nouvelle, sinon par la définition première : « chemin donnant accès à un lieu »

Une troisième acception : « voie accédant à une propriété privée » justifie que soit nommée avenue cette impasse Emmanuel Bridault, partant de la rue Diderot !

Il se trouve que parmi ces avenues, l’une a le privilège de se distinguer de toutes les autres sans qu’il soit besoin de donner son nom : c’est « L’AVENUE », l’avenue par excellence pour les Niçois, cette avenue qui changea quatre fois de nom en un peu plus d’un siècle et immuablement appelée « L’AVENUE », bien qu’elle ait évolué, la dominante « accueil » des débuts étant devenue la dominante commerciale de nos jours.

Cependant, tout à la fois voie de liaison, d’accès, de promenade, voie festive, siège d’activités commerciales, financières, culturelles, voie de manifestations de joie ou de colère, voie historique enfin, elle est et demeurera dans nos cœurs « L’AVENUE ». 

Raoul NATHIEZ. Jean-Michel BESSI. 

Remarques pour la compréhension du texte :

Les Niçois disent : « Sieu anat sus l’Avenue » et il faut entendre « Je suis allé sur l’Avenue Jean Medecin. Ils utilisent donc le terme français et non le terme niçois « avenguda » ; de plus ils ne précisent pas le nom quand il s’agit de cette avenue-là.

Les trois définitions du mot « avenue » ont été tirées du dictionnaire « Le Robert ».

Au sommaire du numéro 191

4. L’Avenue, Jacques DALMASSO

4. Lou bastian countrari de l’Avenguda, Jouan Miquéu BESSI

7. Le vallon St Michel avant son

urbanisation, Dominique VEUX-ROCCA

8. La naissance de l’Avenue, Jean-Michel BESSI

10. L’Avenue, Raoul NATHIEZ

14. Les boutiques de luxe en 1900, Alex BENVENUTO

15. L’affaire de la Banque de Nice, Roger ROCCA

16. L’église Notre-Dame, Luc THEVENON

18. Les journaux de l’Avenue, mémoire des Niçois, Alex BENVENUTO

20. Honoré Tourniaire, Michel SEYRAT

21. Raymond Comboul, Roger ROCCA

22. L’Avenue politique, Roger ROCCA

25. L’Avenue et ses personnages, Jo GASPARETTI, Quint VENTA

26. Un ciné pas comme les autres, Roger ROCCA

27. Mon Avenue, Michèle ROSSO

28. La Boîte à musique, Jacques DALMASSO

29. Avenguda dei gari, Jean-Luc Gag

29. Acò, èra propi de cinemà, Jan DAMIANO

30. L’Avenue durant les années noires, Jean-Louis PANICACCI

32. Carneval, rei de l’Avenguda, Gé ALBARELLI  

34. La folie et les grandeurs, Monique et Gé ALBARELLI

36 . Du champ d’aviation à l’aéroport, Jean-François LAUGERI  

38. Courrier, Sélectionné par Raoul NATHIEZ

39. Mots mesclats, de Reinat TOSCANO

39. Rencontre, de Jean-Louis MEYTRAL : « La vipère aspic »

40. Lou Sourgentin et vous l 41. Tra nautre, de Gé ALBARELLI

44. Pais gavouòt, de Pascal COLLETTA « Ou fara o òu fara pas ? »

45. Pajo de Prouvenço de Mirèio COSTABEL : « Pauloun de Maiano e lou Carnava de Niço »

46. Mastegada, de Raoul NATHIEZ et Alex BENVENUTO : « Rôti hâché de Pâques » 

47. Expositions, de Gé ALBARELLI : « Dominique Zoladz » et « Elisabeth Petit »

48. Locutions niçoises, de Roger GASIGLIA : « manja, Matiéu »

50. Belicre, de Raoul NATHIEZ 

52. Aigre-dous, de Raoul NATHIEZ

54. Village d’ici de Gé ALBARELLI : « Castel Vittorio »

56. Caminada, de Gé ALBARELLI : « Le mont St Michel chez nous »

 

 

 



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