La crònica nissarda de Roger Rocca
La crònica nissarda de Roger Rocca
Lou Sourgentin
Lou Sourgentin

Actualités

Cette page vous permet  d’être informé "en ligne" des activités du Sourgentin : présentation des nouveaux numéros, participation aux manifestations, conférences , etc...

et également d'autres manifestations, conférences, etc ... sur le Comté

 

 

Le Nouvel

"Armanac Nissart"

 

est paru et est disponible gratuitement au siège de la Fédération des Associations du Comté de Nice,

le mercredi de 8h30 à 15h30

au 2, ter rue Pierre Blancon

 06 300 Nice.

 

... jusqu'à épuisement des stocks

tel: 0492041181.

 

résentation de la donation

« Charles Martin-Sauvaigo »

 

Par  Maitre Gérard Baudoux,

Adjoint au Maire de Nice délégué aux Musées et à l’art moderne

& Jean-Pierre Martin,

donateur et fils de l’artiste

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Du 21 octobre 2016 au 30 janvier 2017, la Ville de Nice vous invite à découvrir

 au Musée Masséna, l’exposition des 17 œuvres offertes par Jean-Pierre Martin, fils de Charles Martin-Sauvaigo à la municipalité, en juillet 2013.

 

 

Né à Nice le 7 février 1881, Charles Martin-Sauvaigo est orienté, très jeune vers son art, par le peintre Félix Ziem. Après un passage à l’Ecole des Arts Décoratifs de Nice, il est admis à Paris, à l’Ecole Nationale des Beaux-Arts (ateliers Bonnat et Merson) où il est boursier de la Ville et du département. Il expose au Salon des Artistes Français et reçoit ses premières commandes importantes en 1910 et 1911 : décoration de la Préfecture des Alpes-Maritimes et du lycée de garçons de Nice. Après la guerre, Martin-Sauvaigo devient peintre officiel de la Marine (1922) et participe activement aux grandes expositions à Paris : Arts Décoratifs (1925), Coloniale (1931), Universelle (1937).

Peintre de chevalet dans la tradition impressionniste, les critiques soulignent sa connaissance profonde de la couleur et de la mer. Médaille d’or du Salon des Artistes Français, il expose en France et dans le monde. Tout en étant professeur de dessin à l’Ecole Polytechnique, il prend part à la décoration de grands paquebots de luxe comme La Marseillaise ou L’Île de France.

Son art et son action sont reconnus par son élévation au rang d’Officier de la Légion d’Honneur, son entrée à l’Académie de Marine et la médaille de vermeil de la Ville de Paris.

A Nice, ses œuvres sont toujours visibles au Conseil Départemental, à la Chambre de Commerce et d’Industrie ainsi qu'au lycée Masséna.

Après sa mort à Paris le 9 novembre 1970, la Ville de Nice donne son nom à une allée de son quartier natal de Carras. En 2010, une exposition rétrospective est organisée à la Tour Bellanda.

 

Musée Masséna

65, rue de France - Nice

04 93 91 19 26

www.musee-massena-nice.org

Ouvert tous les jours sauf le mardi : 10h-18h

Visite virtuelle inédite de la Promenade des Anglais

 

Vous pouvez dorénavant  allez visiter l’exposition virtuelle « La Promenade ou l’invention d’une ville ».

 

Nice, née dans un site et un climat exceptionnels, entre mer et montagne, est devenue une grande ville grâce au tourisme et la villégiature de Riviera. Son front de mer, témoin de cette croissance, n’a cessé d’inspirer les architectes, les artistes et les écrivains qui y ont séjourné.

 

Aux nombreux documents mis en ligne sur le site missionpromenade.fr, s’ajoute désormais un panorama richement documenté, réalisé à partir du relevé photographique complet de la Promenade des Anglais, d’Olivier Monge.

Ce panoramique a été réalisé pour l’exposition « La Promenade ou l’invention d’une ville », présentée au Musée Masséna à Nice, pendant l’été 2015. Il met en lumière la richesse urbanistique et architecturale du paysage urbain dont le Quai des Etats-Unis et la Promenade des Anglais constituent la façade sur la mer.

Grâce à ce programme évolutif, une visite virtuelle inédite du site est aujourd’hui accessible à tous depuis un ordinateur, une tablette ou un téléphone portable.  Elle permet d’admirer l’état actuel de ce paysage, tout en accédant à la connaissance de nombreuses informations, y compris sur des états antérieurs ou disparus.

 

 

 

 

Comme promis dans le dernier Sourgentin, vous trouverez ci-dessous la traduction de l’article paru uniquement en niçois de Gé Albarelli

 

De l’enchantement au cauchemar, un témoignage parmi trente mille possibles

 

Pour ce numéro 223 consacré à la Promenade des Anglais, j’avais proposé un article pour évoquer toutes les fêtes qui y sont organisées. Ce qui signifie une occasion de se réjouir à propos de tous ces jours où notre célèbre rivage redevient ce qu’il devrait être : un espace pour le plaisir des piétons… Des événements de plus en plus fréquents, parfois presque tous les dimanches : carnaval, batailles de fleurs, Ironman, triathlon, rallye des gazelles, Paris – Nice cycliste, marathon  Nice-Cannes, semi-marathon, Mud day et j’en passe. J’avais déjà dressé une liste et préparé des diapos. Et puis pour accroître des possibilités d’illustrations, j’avais imaginé de redescendre à la Prom’ Party, car parfois nous regardons le feu d’artifice depuis les fenêtres… Alors avec femme et fille nous avons rejoint Masséna …

 

Je ne sais si ce fut un pressentiment, mais au moment d’aller au concert du Philharmonique dans la fan zone, nous avons eu un malaise : tout le monde y est enfermé derrière des murs de bois et si un fou venait lancer des grenades depuis le pourtour… C’est malheureux de penser à de telles choses, mais avec tout ce qui se lit… Alors nous avons descendu l’avenue de Verdun jusqu’au rivage ; les échappatoires ne manqueraient pas et surtout la vue de soldats armés rassurait, même si l’on pouvait penser que quand même il est malheureux d’en venir à ceci, et pas seulement à Nice.

Après une marche jusqu’au Negresco pour profiter des orchestres, nous sommes descendus sur la plage pour le tant attendu feu d’artifice. Un tir comme il faut, salué de milliers d’applaudissements. Et nous sommes remontés sur le trottoir, au Lido, où après quelques minutes la musique reprenait. Moi, devant la scène pour mes diapos pour la revue, femme et fille adossées à des barrières à quelques mètres. Mais au moment de les rejoindre…

Il s’avère vraiment ardu de narrer la suite. Déjà avec le mal-être à l’idée de revivre cette épouvante. Mais aussi : comment témoigner en deux mots de ce que j’ai vu en à peine même pas une demi-minute ? Parce que faire des phrases prend du temps, cela en devient presque une trahison …

Ce camion blanc est arrivé comme une flèche. En une seconde : « Qu’est-ce qu’il fout ici, pourquoi va-t-il si vite ? » Sur les flancs, des spectateurs, des promeneurs qui n’étaient pas dans la trajectoire, rejetés comme je ne sais quoi, peut-être des quilles. Et derrière, des corps semés, recrachés comme d’un mixeur. Des cris d’horreur, la musique qui cesse, la panique. Immédiatement j’ai crié : « C’est un attentat ! ». Une femme m’a regardé de travers et a lancé : « mais il est fou ce mec ! ». Un Anglais qui avait compris hurla plein de rage : « Fuck Daesh ! ».

Le premier réflexe est d’aller aider les blessés. Mais pour avoir souvent lu que ces camions d’attentats sont bourrés de bombes et surtout pour avoir entendu le début d’une fusillade, nous sommes redescendus sur la plage, sous le perré, avec d’autres personnes, alors que près de la mer les noctambules continuaient à manger, parler, jouer sans imaginer ce qui arrivait sur la Promenade ; certains même se baignaient encore …

 

 

Ecrasés contre le perré, que ces deux minutes furent une éternité à faire exploser la tête et les tripes…

Que se passe-t-il dans la tête dans ces moments ? Il est inutile de crier « Attentat ! », personne sur la plage ne s’en est rendu compte. Ce camion de malheur allait-il exploser ? Allait-il en sortir des terroristes avec des kalach ? Les deux minutes les plus longues de la vie. A suer comme une serpillière, à trembler. Et le plus incroyable : deux hommes remontant l’escalier, arc-boutés, pour prendre photos ou films.

Fin des coups de feu ; plus que le bruit de la mer qui commençait à s’agiter, le vent qui forcissait. Un soldat apparut (ou un policier, ou un C.R.S., je n’ai même pas eu le temps de voir), à reculons, arme face à la route. Allait-il être abattu, regardait-il le massacre ? Mais quand il nous a vus, il a crié : « Foutez le camp vers le port ! ». Comme aux gens sur la plage. En deux secondes, ce fut la panique : tout le monde s’est mis à courir vers le port, beaucoup laissèrent couvertures, poussettes, pique – niques sur les galets. Pour passer entre parasols et matelas, ce fut un foutoir sans nom, à se déchirer les jambes… qu’importe : nous étions vivants… mais pour combien de temps ? Une seconde j’ai pensé aller dans la plage du Ruhl, que je connais bien. Mais non, il fallait courir vers le port, malgré les douleurs dans les genoux, les griffures sur les jambes, regardant s’il fallait embarquer un enfant ou un bébé.

A l’escalier de la plage, un autre soldat ou policier (un Bon Dieu !) nous a rassurés : « C’est fini, mais courez vers le port ». Ce que nous avons fait  sur la Promenade, heureusement sans avoir eu à franchir le Paillon et ses quais de l’embouchure.

Juste deux mots avec des inconnus comme nous rescapés, encore dans l’effroi. « Depuis la plage nous n’avons rien compris, nous pensions que les tirs venaient de pétards de gosses. ». Impossible d’en dire plus : plus de salive dans la bouche. Plus d’air, aucun souffle à force de courir.

Immédiatement après, arrivée en masse de voitures de police, d’ambulances.

Au lieu du feu d’artifice, de la musique, que des lumières bleues de clignotants, que des notes sinistres de sirènes. Et le fort vent qui semblait devenir plus froid qu’en hiver.

Au delà, au port comme place du Pin, des consommateurs calmes, qui mangeaient, qui buvaient, qui fumaient : la mauvaise nouvelle n’y était pas encore parvenue.

Mais quand nous avons rejoint la maison, elle avait déjà fait le tour du monde, sur radios, télés, web, en toutes les langues.

Et en ce qui restait de la nuit, impossible de dormir, que des visions infernales dans les paupières et nausées. Tant d’innocents venus pour du bonheur, tant d’innocents terrassés, maintenant tant de martyrs. Nos frères dans la fête…

Quelques jours plus tard, hommages dans le monde entier. La promenade pleine de fleurs, meurtrie de mémoriaux à perte de vue.  Le lendemain, visite à une cellule d’aide psychologique.

 

Le cœur est dans un étau, l’avenir dans le brouillard…

 

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Lou Sourgentin

65 route de Turin

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Téléphone : 04 93 56 86 64

Courriel :

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