La crònica nissarda de Roger Rocca
La crònica nissarda de Roger Rocca
Lou Sourgentin
Lou Sourgentin

Actualités

Cette page vous permet  d’être informé "en ligne" des activités du Sourgentin : présentation des nouveaux numéros, participation aux manifestations, conférences , etc...

et également d'autres manifestations, conférences, etc ... sur le Comté

 

Les Rencontres entre

Amis de la Liberté

Mercredi 27 septembre 2017 à partir de 18h30

 

 

Café O’Quotidien (2, Rue Martin-Seytour NICE)

Entrée libre

Alex Benvenuto

 

A propos de son livre paru chez Serre Editeur

Henri Matisse

Nice et Vence 1917-1954

« Un kaléidoscope d’informations permettant au lecteur d’élargir sa vision en prenant connaissance de l’environnement d’une œuvre pour mieux la comprendre » Marie Thérèse Pulvenis de Séligny  (ex-Conservatrice du musée Matisse)

Diaporama commenté par l’auteur. Débat. Dédicaces.

Rencontre animée par Philippe JEROME

 

Jusqu’au 30 septembre 2017, ne manquez pas les rendez-vous patrimoine de l’été ! Selon vos envies, participez à des parcours et visites de site accompagnés de guides conférenciers, profitez de nombreux ateliers médiation pour le jeune public, ou assistez à des expositions !

 

Centre du Patrimoine

04 92 00 41 90

14, rue Jules Gilly – Vieux-Nice

Du lundi au jeudi 9h-17h – le vendredi 9h-15h45

 

 

 

 

PROGRAMME

 

Parcours guidés

 

  • Mardi à 10 heures : « Nice l’Américaine »

Rendez-vous au Centre du Patrimoine, 14, rue Jules Gilly

Swing and Red Cross ! Découvrez Nice sur les pas des Américains depuis 1917.

 

  • Mercredi à 10 heures : « Nice l’aristocrate »

Rendez-vous à la Terrasse panoramique du point de vue du mont Boron, boulevard du Mont-Boron – Bus n°30 arrêt « Miramar »)

L’histoire de la mutation d’un rocher à vocation militaire et pastorale en un lieu de villégiature au creux de jardins luxuriants et d’architecture excentrique.

 

  • Jeudi à 10 heures : « Nice la Française »

Rendez-vous devant la statue Apollon de la place Masséna

Découverte de l’avenue Jean Médecin jusqu’à la gare de Nice via la Basilique Notre-Dame et les grands magasins… Symboles de la francisation depuis l’arrivée du train.

 

  • Vendredi à 10 heures : « Nice en couleurs »

Rendez-vous au Centre du Patrimoine, 14, rue Jules Gilly

Déambulation patrimoniale et historique dans les rues fraîches et colorées de la vieille ville pour une sensibilisation au mode de vie « à la niçoise ».

 

Visites de sites

 

  • Tous les mardis, jeudis et dimanches du 11 juillet au 17 septembre à 14h et 15h30 : « Le Fort de Mont-Alban »

Rendez-vous devant le fort, chemin du fort du Mont-Alban – Bus n°14  arrêt « Chemin du fort » puis 5 minutes de marche

Classé monument historique, témoin de l’histoire locale, cet édifice militaire, dont les murs portent la trace des artistes de l’École de Nice, offre une vue imprenable sur la ville. Venez y découvrir la vie quotidienne des soldats mise en scène.

 

  • Tous les mercredis, vendredis et samedis du 11 juillet au 17 septembre à 14h, 15h et 16h : « La crypte de Nice »

Rendez-vous place Jacques Toja

Après trois siècles d’oubli, plongez dans l’histoire à la découverte des vestiges des fortifications médiévales de Nice. La crypte de Nice est classée monument historique.

 

Parcours guidés et visites de site : 5 €  (réduit : 2,50 €) – Délivrance et achat des billets obligatoires, avant chaque visite au Centre du Patrimoine ou sur http://centredupatrimoinevdn.getaticket.com

 

Ateliers jeune public

 

  • Juillet/Août : « Les petits aventuriers en vacances »

Jeunes aventuriers de 7 ans ou plus, ces ateliers sont pour vous ! Promenez-vous, observez, expérimentez et venez passer un moment privilégié au cœur de l’Histoire de Nice.

 

  • 17-18 juillet, 24-25 juillet, 31 juillet, 1er août, 7-8 août de 14h à 16h : « Trop blasé le blason ! »

Rendez-vous sur la terrasse Nietzsche, au-dessus de la cascade du Château

Symbole du Moyen-âge en général et des chevaliers en particulier, le blason servait surtout à reconnaître ses amis sur le champ de bataille. Mais ici, même les paysans avaient leurs propres blasons ! Après une présentation de l’art subtil de l’héraldique et une découverte de l’histoire de Nice depuis la colline du Château, ce sera aux enfants de créer et dessiner leur propre blason selon la technique de l’époque.

 

  • 19-20 juillet, 26-27 juillet, 2-3 août ; 9-10 août de 14h à 16h : « N’est pas Batman qui veut ! »

Rendez-vous au Centre du Patrimoine, 14, rue Jules Gilly

Si l’aigle royal, animal totem de Nice, veille sur la ville le jour, il parait que la nuit, c’est la chauve-souris qui rode « per carrièra ». On dit aussi que le Carnaval est né à Nice au Moyen-âge et pourtant le costume traditionnel niçois n’est pas fait pour se déguiser. Les enfants pourront découvrir les réponses à toutes ces questions après une visite dans les rues tortueuses du Vieux-Nice et au cours d’un atelier « Dessinons la mode niçoise ».

 

10 € la semaine ou 8 € l’atelier – Réservation obligatoire

 

Expositions

 

  • Jusqu’au 3 novembre : « Le mont Boron, villégiature en vue ! »

Rendez-vous au Centre du Patrimoine, 14, rue Jules Gilly – Entrée libre

L’exposition transporte le visiteur sur la colline du mont Boron, située sur le cap de Nice, dans le prolongement du mont Alban. La colline du mont Boron s’urbanise dès la moitié du XIXème siècle. L’aménagement de cette zone soumise aux servitudes militaires va se transformer avec la construction de l’immense domaine du « Château de l’Anglais » à partir de 1856. Cette demeure originale marque l’avènement de l’architecture de villégiature à Nice. De nombreux terrains sont alors viabilisés et lotis de luxueuses résidences. C’est là que d’éminents personnages du Second Empire édifient leurs villas dans de magnifiques parcs paysagers. En 2016, ce secteur a été retenu par l’Inventaire général du Patrimoine culturel pour la réalisation de l’Inventaire du patrimoine de la villégiature de la Ville de Nice.

 

  • Jusqu’au 29 septembre : « 1917 : Nice l’Américaine »

Rendez-vous aux Archives-Palais de Marbre, 7/9, avenue de Fabron – Entrée libre

Venez découvrir l’impact de la présence américaine à Nice, de 1787 à la veille de la Deuxième Guerre Mondiale, sur le tourisme, les loisirs, les arts, les œuvres de bienfaisance. Programmée dans le cadre des commémorations de la Première Guerre Mondiale, l’exposition a reçu le Label  National de la Mission du Centenaire de la Première Guerre Mondiale et le Label de la Commission américaine du Centenaire (WWICC), par une commission, présidée par l’historien Antoine Prost.

 

Centre du Patrimoine

04 92 00 41 90

14, rue Jules Gilly – Vieux-Nice

Du lundi au jeudi 9h-17h – le vendredi 9h-15h45

Visite virtuelle inédite de la Promenade des Anglais

 

Vous pouvez dorénavant  allez visiter l’exposition virtuelle « La Promenade ou l’invention d’une ville ».

 

Nice, née dans un site et un climat exceptionnels, entre mer et montagne, est devenue une grande ville grâce au tourisme et la villégiature de Riviera. Son front de mer, témoin de cette croissance, n’a cessé d’inspirer les architectes, les artistes et les écrivains qui y ont séjourné.

 

Aux nombreux documents mis en ligne sur le site missionpromenade.fr, s’ajoute désormais un panorama richement documenté, réalisé à partir du relevé photographique complet de la Promenade des Anglais, d’Olivier Monge.

Ce panoramique a été réalisé pour l’exposition « La Promenade ou l’invention d’une ville », présentée au Musée Masséna à Nice, pendant l’été 2015. Il met en lumière la richesse urbanistique et architecturale du paysage urbain dont le Quai des Etats-Unis et la Promenade des Anglais constituent la façade sur la mer.

Grâce à ce programme évolutif, une visite virtuelle inédite du site est aujourd’hui accessible à tous depuis un ordinateur, une tablette ou un téléphone portable.  Elle permet d’admirer l’état actuel de ce paysage, tout en accédant à la connaissance de nombreuses informations, y compris sur des états antérieurs ou disparus.

 

 

 

 

Comme promis dans le dernier Sourgentin, vous trouverez ci-dessous la traduction de l’article paru uniquement en niçois de Gé Albarelli

 

De l’enchantement au cauchemar, un témoignage parmi trente mille possibles

 

Pour ce numéro 223 consacré à la Promenade des Anglais, j’avais proposé un article pour évoquer toutes les fêtes qui y sont organisées. Ce qui signifie une occasion de se réjouir à propos de tous ces jours où notre célèbre rivage redevient ce qu’il devrait être : un espace pour le plaisir des piétons… Des événements de plus en plus fréquents, parfois presque tous les dimanches : carnaval, batailles de fleurs, Ironman, triathlon, rallye des gazelles, Paris – Nice cycliste, marathon  Nice-Cannes, semi-marathon, Mud day et j’en passe. J’avais déjà dressé une liste et préparé des diapos. Et puis pour accroître des possibilités d’illustrations, j’avais imaginé de redescendre à la Prom’ Party, car parfois nous regardons le feu d’artifice depuis les fenêtres… Alors avec femme et fille nous avons rejoint Masséna …

 

Je ne sais si ce fut un pressentiment, mais au moment d’aller au concert du Philharmonique dans la fan zone, nous avons eu un malaise : tout le monde y est enfermé derrière des murs de bois et si un fou venait lancer des grenades depuis le pourtour… C’est malheureux de penser à de telles choses, mais avec tout ce qui se lit… Alors nous avons descendu l’avenue de Verdun jusqu’au rivage ; les échappatoires ne manqueraient pas et surtout la vue de soldats armés rassurait, même si l’on pouvait penser que quand même il est malheureux d’en venir à ceci, et pas seulement à Nice.

Après une marche jusqu’au Negresco pour profiter des orchestres, nous sommes descendus sur la plage pour le tant attendu feu d’artifice. Un tir comme il faut, salué de milliers d’applaudissements. Et nous sommes remontés sur le trottoir, au Lido, où après quelques minutes la musique reprenait. Moi, devant la scène pour mes diapos pour la revue, femme et fille adossées à des barrières à quelques mètres. Mais au moment de les rejoindre…

Il s’avère vraiment ardu de narrer la suite. Déjà avec le mal-être à l’idée de revivre cette épouvante. Mais aussi : comment témoigner en deux mots de ce que j’ai vu en à peine même pas une demi-minute ? Parce que faire des phrases prend du temps, cela en devient presque une trahison …

Ce camion blanc est arrivé comme une flèche. En une seconde : « Qu’est-ce qu’il fout ici, pourquoi va-t-il si vite ? » Sur les flancs, des spectateurs, des promeneurs qui n’étaient pas dans la trajectoire, rejetés comme je ne sais quoi, peut-être des quilles. Et derrière, des corps semés, recrachés comme d’un mixeur. Des cris d’horreur, la musique qui cesse, la panique. Immédiatement j’ai crié : « C’est un attentat ! ». Une femme m’a regardé de travers et a lancé : « mais il est fou ce mec ! ». Un Anglais qui avait compris hurla plein de rage : « Fuck Daesh ! ».

Le premier réflexe est d’aller aider les blessés. Mais pour avoir souvent lu que ces camions d’attentats sont bourrés de bombes et surtout pour avoir entendu le début d’une fusillade, nous sommes redescendus sur la plage, sous le perré, avec d’autres personnes, alors que près de la mer les noctambules continuaient à manger, parler, jouer sans imaginer ce qui arrivait sur la Promenade ; certains même se baignaient encore …

 

 

Ecrasés contre le perré, que ces deux minutes furent une éternité à faire exploser la tête et les tripes…

Que se passe-t-il dans la tête dans ces moments ? Il est inutile de crier « Attentat ! », personne sur la plage ne s’en est rendu compte. Ce camion de malheur allait-il exploser ? Allait-il en sortir des terroristes avec des kalach ? Les deux minutes les plus longues de la vie. A suer comme une serpillière, à trembler. Et le plus incroyable : deux hommes remontant l’escalier, arc-boutés, pour prendre photos ou films.

Fin des coups de feu ; plus que le bruit de la mer qui commençait à s’agiter, le vent qui forcissait. Un soldat apparut (ou un policier, ou un C.R.S., je n’ai même pas eu le temps de voir), à reculons, arme face à la route. Allait-il être abattu, regardait-il le massacre ? Mais quand il nous a vus, il a crié : « Foutez le camp vers le port ! ». Comme aux gens sur la plage. En deux secondes, ce fut la panique : tout le monde s’est mis à courir vers le port, beaucoup laissèrent couvertures, poussettes, pique – niques sur les galets. Pour passer entre parasols et matelas, ce fut un foutoir sans nom, à se déchirer les jambes… qu’importe : nous étions vivants… mais pour combien de temps ? Une seconde j’ai pensé aller dans la plage du Ruhl, que je connais bien. Mais non, il fallait courir vers le port, malgré les douleurs dans les genoux, les griffures sur les jambes, regardant s’il fallait embarquer un enfant ou un bébé.

A l’escalier de la plage, un autre soldat ou policier (un Bon Dieu !) nous a rassurés : « C’est fini, mais courez vers le port ». Ce que nous avons fait  sur la Promenade, heureusement sans avoir eu à franchir le Paillon et ses quais de l’embouchure.

Juste deux mots avec des inconnus comme nous rescapés, encore dans l’effroi. « Depuis la plage nous n’avons rien compris, nous pensions que les tirs venaient de pétards de gosses. ». Impossible d’en dire plus : plus de salive dans la bouche. Plus d’air, aucun souffle à force de courir.

Immédiatement après, arrivée en masse de voitures de police, d’ambulances.

Au lieu du feu d’artifice, de la musique, que des lumières bleues de clignotants, que des notes sinistres de sirènes. Et le fort vent qui semblait devenir plus froid qu’en hiver.

Au delà, au port comme place du Pin, des consommateurs calmes, qui mangeaient, qui buvaient, qui fumaient : la mauvaise nouvelle n’y était pas encore parvenue.

Mais quand nous avons rejoint la maison, elle avait déjà fait le tour du monde, sur radios, télés, web, en toutes les langues.

Et en ce qui restait de la nuit, impossible de dormir, que des visions infernales dans les paupières et nausées. Tant d’innocents venus pour du bonheur, tant d’innocents terrassés, maintenant tant de martyrs. Nos frères dans la fête…

Quelques jours plus tard, hommages dans le monde entier. La promenade pleine de fleurs, meurtrie de mémoriaux à perte de vue.  Le lendemain, visite à une cellule d’aide psychologique.

 

Le cœur est dans un étau, l’avenir dans le brouillard…

 

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Lou Sourgentin

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