La crònica nissarda de Roger Rocca
La crònica nissarda de Roger Rocca
Lou Sourgentin
Lou Sourgentin

les Editions ELS

Véritable guide pratique pour vivre vieux en mangeant mieux, ce livre délivre les nombreux secrets du régime niçois à tous ceux qui souhaitent aujourd'hui concilier santé, authenticité, minceur et gastronomie.


 

Lou pichin sapin (à paraître fin avril 2007)

Li èra un còu un pichin sapin qu’estahìa en una poulida esclarcida. Pèr malur, avìa au siéu entour d’aubras que fahìon que de si menchounà d’eu perqué èra pichinet...

Il était une fois un petit sapin qui vivait dans une jolie clairière. Hélas, il était entouré de grands arbres qui ne cessaient de se moquer de sa taille...

 

Poucetin e lou babau

Lì èra un còu un pichounet que, à la siéu naissença, èra pas pu gran que lou gros det. Lu siéu parent, qu’avìon ja sièi pichoui, l’avìon dounca sounat Poucetin.
Eron de paure bouscaire. Avìon màncou un pié. Touta la familha estaìa en un baracoun au mitan dei bouòsc…

Il était une fois un petit garçon qui n’était pas plus haut qu’un pouce à sa naissance. Ses parents, qui avaient déjà six fils, l’avaient donc appelé Poucet.
C’étaient de pauvres bûcherons. Ils n’avaient pas d’argent. Toute la famille vivait dans une cabane au milieu des bois…

 

Li prouvista de l'esquirot

Li èra un còu un pichin esquirot brun-rous que si sounava Rouietin.
Estaìa en lou bouòsc, emé la siéu familha e lu siéu amic lou lapin, l’arissoun e lou dùgou. 
Cada autoun, faìa de prouvista per l’invern. Recampava de castagna, de boulet, de nouè e d’avelana…

Il était une fois un petit écureuil brun-roux qui s’appelait Grignotis.
Il vivait dans la forêt, avec sa famille et ses amis le lapin, le hérisson et le hibou.
Chaque automne, il faisait des provisions pour l’hiver. Il ramassait des châtaignes, des champignons, des noix et des noisettes…

 

La cabra e lu set cabret

Il était une fois une chèvre blanche qui s’appelait Biquette et qui vivait dans une petite maison sur la colline.
Elle avaient sept chevreaux de couleurs différentes. Il y en avait un blanc, deux noirs, trois marron et un blanc à taches noires et marron. 
Un matin elle décida d’aller au marché. Elle dit à ses petits :
-   Soyez bien sages en mon absence, fermez la porte à clef et n’ouvrez à personne.
-   Quand je rentrerai, je frapperai quatre coups, je dirai "ouvrez  mes biquets, gare au loup !" et je montrerai ma patte blanche sous la porte…

 

Jouan lou rançous

Li èra un cóu un pichoun que si sounava Jouan. Èra touplen brave. Mà, que malur ! avìa un defet ben gros… Èra toujou à si brutà.
De bouòn matin, la siéu mamà lou faìa si lavà e l’abilhava de vestit net e de soulié ben ceirat, denant de li dounà la merendeta.
Aloura èra lou principi dei gouai : si vessava la chicoulata sus li bràia, s’empastrava lou mourre de counfitura e si panava sus la camìa lu det ounch de burre…

Il était une fois un petit garçon qui s’appelait Jean. Il était très gentil. Mais, hélas, il avait un gros défaut… Il se salissait constamment.
Tôt le matin sa maman lui faisait faire sa toilette et l’habillait de vêtements propres et de chaussures bien cirées avant de lui donner son petit déjeuner.
Alors commençaient les catastrophes : il renversait son chocolat sur son pantalon, se barbouillait la figure de confiture et essuyait ses doigts pleins de beurre sur sa chemise…

 

Rateta e lou pichin ome rouge

Li èra un cóu una rateta grisa que vivìa mé la siéu familha en un camp de saraìn. Si pantaiava de descurbì lou mounde.
M’acò, un bèu jour, s’en anet troutejant, ficant lou siéu mourre pounchut un pau dapertout, e regarjant à l’entour d’ela m’ai siéu pichin uès negre e lusent.

Il était une fois une petite souris grise qui vivait avec sa famille dans un champ de blé noir.
Elle rêvait de découvrir le monde.
Aussi, un beau jour, partit-elle en trottinant, fourrant son museau pointu un peu partout, et regardant alentour de ses petits yeux noirs et brillants.

 

Galineta rouja (La petite poule rousse)

Li èra un còu una galineta que li siéu pluma èron esquasi coulour vermilhoun. Tambèn, lou canart, lou cat e lou pouòrc, lu siéu amic de la ferma, la sounavon " galineta rouja ".
Un jour que pitava en la court, au mitan dei siéu pouloun, atrouvet de gran. Couma èra una galina de redris, si penset de lou semenà per n’en reculhì encà de mai.
S’en anet vèire lu siéu amic. Lou canart tapoulava en la louòna, lou cat si lavava au soulèu e lou pouòrc si reventoulava en lou bachas.
- Cu m’ajuderà à semenà lou gran ?
- Pas iéu, diguet lou canart.
- Ni iéu, diguet lou cat.
- E iéu màncou, diguet lou pouòrc.

Il était une fois une petite poule dont les plumes étaient presque vermillon. Aussi, le canard, le chat et le cochon, ses amis de la ferme, l’appelaient " poule rouge ".
Un jour qu’elle picorait dans la cour, entourée de ses poussins, elle trouva des grains de blé. Prévoyante, elle décida de les planter pour en récolter davantage.
Elle alla voir ses amis…
- Qui va m’aider à semer les grains de blé ?
- Pas moi, dit le canard.
- Ni moi, dit le chat.
- Ni moi non plus, dit le cochon.


Frisoulin d'or e lu tres ours (Boucle d'or et les trois ours)

Li èra un còu una pichina filha que lu siéu berri eron tant blount que toui la sounavon Frisoulin d’or. Estaìa sus l’orle d’una grana fourest.

Un jour, desóubedissent à la siéu mamà, s’en partet passejà souleta. E si perdet. Caminet lountemp, lountemp… Tout en un còu, en un’esclarcida, aviset una pichina maioun...

 

Lu tres pourcoun (Les trois petits cochons)

"Li èra un còu tres fraire pourcoun que laissèron la ferma doun èron naissut per s’en anà batre barouna. Un beu jou, dechidèron de coustruì una maioun, mà lu doui plus jouve noun èron d’acordi m’au mage…"

Transcription et traduction de Roger et Dominique Rocca, et Rémy Gasiglia
Illustrations de Jean Damiano.
Co-éditeurs SERRE et Lou Sourgentin.

Ce petit livre est publié dans la même collection que "Capuchouneta Rouja", qui a fait l'objet d'un compte-rendu dans le numéro 151 de notre revue, en Avril 2002. Il affecte la même présentation : texte simple et clair, adapté à un jeune public, traduction séparée du texte et regroupée aux pages initiale et finale du livre, sympathiques illustrations de Jean Damiano. Nous ne pouvons que louer les auteurs et éditeurs de cette publication, qui appelle les mêmes remarques que le premier conte publié dans cette collection, cité ci-dessus. Voici donc une entreprise qui débute bien, et que l'on espère voir continuer avec autant de bonheur, car une dizaine de titres sont d'ores et déjà prévus.

 

Capuchouneta rouja (Le Petit Chaperon Rouge)

"Li èra un còu unabrava pichina filha. Couma adourava lou coulour rouge, la sieu maigrana li avìa fach à màia una bella pelegrina de lana escarlata.
Cadun la sounava Capuchouneta rouja…
"

Cette traduction en Nissart du célèbre conte de Perrault est l'adaptation de la version du Val de Blore. Les péripéties connues de tous y sont respectées : rencontre du Loup et de la Fillette, ruse du Loup auprès de la Grand-Mère, dialogue à propos de la taille surprenante des bras, des oreilles et des dents de la supposée vieille femme, mais la fin est heureuse, et voit la grand-mère et sa petite-fille bien vivantes et rassérénées après leur terrible aventure. Le texte, clair et simple, sera facile à comprendre pour des enfants. Les auteurs ont fait figurer la traduction du conte séparément, en une seule page au début et une autre à la fin du livret. Ce choix présente l'avantage de ne pas couper le texte nissart, et de lui laisser ainsi toute sa saveur.

 

 

Rémy Gasiglia, Le théâtre nissart des XIXe et XXe siècles, Nice ELS, 2003 (30 euros)

Depuis deux siècles et peut-être plus, le théâtre occupe une place essentielle dans la littérature d’oc de Nice. Voici son histoire, l’aventure d’une foule de troupes et de plus de quarante auteurs dont les quelque deux cents pièces ont amusé ou ému des générations de Nissarts et continuent de répondre à leur passion du dialecte.

En 1844, Hercule Trachel réalise le rideau de scène du Teatrino martiniano fondé par Eugène Emanuel et ses amis. Représentant la marionnette de Martin qui prend vie devant son public, il symbolise le phénomène dramatique. Mais ce personnage en bonnet niçois levant son verre sur fond de Baie des Anges peut aussi être considéré comme l’allégorie d’un théâtre nissart qui nous demande de nous interroger sur sa permanence et sa vitalité.

Un livre écrit par Rémy GASIGLIA, ancien élève de l’Ecole Normale Supérieure de Saint-Cloud, agrégé de Lettres Modernes et Docteur d’Etat, Professeur de langue et littérature d’oc à l’Université de Nice-Sophia Antipolis.

 

Chroniques d’une guerre censurée

Le vécu quotidien d’une famille niçoise de Munich à Hiroshima

Ceci n’est pas un journal mais le musée de pièces que l’auteur Raoul NATHIEZ a rassemblées après des fouilles dans les terrains bouleversés de sa mémoire. "Ceux qui chercheront une texte rare héroïque seront déçus, car j’ai été un enfant dont les parents ont tout fait pour se cacher et me cacher les événements tragiques… Suffisamment habiles ou chanceux pour s’en préserver, protégés qu’ils pensaient être dans la masse des anonymes, "des gens comme tout le monde", préoccupés de survivre en évitant de se faire remarquer, pâtissant dans un demi-silence du manque de nourriture, grignotant ce qui était décemment grignotable, profitant de leur apparente liberté de mouvement pour jouir d’un ciel généralement dégagé de nuages et d’avions menaçants".

 

 

Istòria e faula nissardi

Histoires et fables niçoises

Cet ouvrage résulte de la rencontre heureuse de deux fortes personnalités, chacune excellant dans son domaine : Jan Pastour, auteur niçois bien connu des lecteurs du Sourgentin, fabuliste malicieux et plein de talent, et Jan Damiano, le dessinateur du Sourgentin, par ailleurs créateur du Char de Sa Majesté Carnaval. L’idée de faire illustrer un recueil de fables de Pastour par le trait malicieux et coloré de Damiano se fait jour, et trouve ici sa réalisation qui enchantera tous ceux pour qui "l’esprit nissart", ce n’est pas rien !

 

 

Santa Agata  

La vie du quartier Sainte-Agathe

Bien des lecteurs de ont souhaité une suite à ces chroniques qui cheminent tout doucement dans un quartier paisible qui évolue peu à peu, tout en gardant son âme. Après "la Villa Armellina" voici la suite, "Sainte Agathe" et ses petits événements qui, accumulés, acquièrent le pouvoir de peindre la vie simple et laborieuse de Riquier, jusqu’en 1934. En même temps la vie de l’auteur s’éloigne du cocon familial, lieu de rigueur et d’amour, pour s’enrichir à la chaude ambiance de l’école Saint François de Paule, puis de l’Ecole Normale. De la pièce d’argent du Nouvel An, serrée dans la main et transformée en trésor par les magies de l’enfance, on passe aux courses en montagne et aux amitiés nées comme les éclairs et solides comme les rocs gravis. C’est tout un art que de savoir écrire des pages sur les petites choses de la vie. Deux mots ont ici leur place : conviction et courage, car nous devons remercier Charles Malaussena d’avoir eu la conviction et le courage pour écrire en Nissart ces chroniques. C’est là une aide et une adjuration, une façon de nous dire : "Nous garderons la langue."

 

 

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